Le site français des allergies aux pollens
Le Réseau National de Surveillance AérobiologiqueRNSABulletin d'Alerte
24 avril : Les données en temps réel sur notre site de Lyon nous permettent de prévoir un risque allergique moyen à élevé pour ce jeudi après-midi, principalement à cause des pollens de platane et chêne.


Bulletin allergo-pollinique - Récapitulatif 2004      


 
Les conditions météorologiques sont encore une fois responsables de l'hétérogénéité de la répartition du contenu pollinique de l'air. En effet, en 2004, une fin d'hiver et un printemps plutôt humide, pas de canicule, et même un été localement « pourri »,seul l'automne a été plutôt beau. Sur une grande partie de la France, les pollens d'aulne ont fait des apparitions plus ou moins précoces, mais toujours brutales. Les pollens de cyprès sont, eux, arrivés brusquement en février sur le pourtour Méditerranéen et se sont prolongés jusque fin mars, provoquant de nombreuses rhino conjonctivites.
Les pollens de frêne, sous surveillance active depuis quelques années, n'ont pas été très abondants cette année. Ils n'ont culminé que sur le centre de la France. Quant aux pollens de bouleau, ils ont sévi, provoquant un risque allergique très élevé en avril sur une grande moitié Nord de la France. Sur le Sud, le risque allergique associé est resté moyen. Peu de conséquences liées aux pollens de chêne et de platane en dehors des zones du Sud-Est.
Les pollens de graminées, très allergisants, ont sévi de début mai à fin juillet au rythme des épisodes de beau temps durables. Leur concentration a été suffisante pour provoquer de longs épisodes de symptomatologie ORL et pulmonaires; seule la zone Méditerranéenne est modérément épargnée avec un risque allergique variant de moyen à élevé. Par contre, sur cette zone, les pollens de pariétaire ont provoqué un risque très élevé entre mi-avril et début juin.La pollinisation des ambroisies a tenu ses promesses sur la région Lyonnaise, le Dauphiné et la Vallée du Rhône entre Lyon et Avignon. Sur ces régions, le risque allergique a été très élevé du 12 août au 15 septembre.Plus au Sud, sur les Bouches du Rhône, et plus au Nord, sur l'Auvergne et la bourgogne, le risque allergique lié aux pollens d'ambroisie est resté plus local et plus ponctuel. A noter, cette année, une augmentation des pollens d'ambroisie sur l'embouchure de la Loire et les zones environnantes.Si les pollens de graminées sont revenus fin septembre, provoquant encore quelques symptômes chez les plus allergiques à ce pollen, l'explosion des pollens de cèdre qui a eu lieu début octobre n'est pas responsable de symptômes bien définis.
Michel Thibaudon


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